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"Mieux vaut payer le boulanger que le docteur", était une des devises de nos grands-parents

 

Autrefois, chez les ruraux, on utilisait essentiellement les produits de sa propre production ; le potager fournissait les légumes, le verger les fruits. On complétait cette production familiale par les produits que la nature offrait : les champignons, les châtaignes, les herbes sauvages, telle que l'incontournable feuille de pissenlit qui permettait de faire une délicieuse salade. On récoltait aussi les mûres et autres baies, les noisettes sauvages, etc...

La viande était essentiellement fournie par la basse cour, notamment les poules et les lapins ; on faisait la cuisine de cochon 1 à 2 fois l'an, de préférence en hiver.

Les hommes pratiquaient souvent la pêche ou la chasse de petits animaux (parfois un peu de braconnage) ce qui améliorait le quotidien.

On ramassait aussi les petits gris qu'on appelle ici "cagouilles", le long des murets, en bordure des champs, ou dans les haies, on les accommodait en sauce ou  alors ils étaient cuits au court bouillon avant d'être farcis...

Nos grands-mères fabriquaient leur beurre en barattant la crème issue du lait de leurs vaches, le babeurre servait pour d'autres préparations culinaires. Le fromage aussi était fait maison avec le lait des chèvres, des brebis...

Nos aïeules savaient préparer de délicieuses confitures....

Les apéritifs ou vins cuits étaient fait maison : le vin de noix, le vin de pêcher, la liqueur de cassis, etc.... Mais, c'est le maître de maison qui s'occupait du vin ainsi que de l'eau-de-vie, qui accompagnait à merveille le café...

 On fabriquait ses propres tisanes. Réconfortantes mais aussi et surtout "guérisseuses" elles étaient utilisées pour "soigner" toute la famille : la camomille, le genevrier, le tilleul, la menthe, la sauge, etc... 

Les recettes se transmettaient de génération en génération et pouvaient varier d'une famille à l'autre, comme le farci : untelle y mettra du choux, une autre des épinards ou du poireau, celle-ci du lard, l'autre des rillettes, etc... c'est sans doute une histoire de goût et peut-être aussi de disponibilité des produits ?

Sur le coin de la cuisinière à bois, dans des faitouts ou des cocottes en fonte : les soupes, les ragoûts, les daubes, les pots au feu ... mijotaient pendant des heures. Nos grands-mères offraient une cuisine riche et généreuse malgré des produits basiques, celle que l'on appelle aujourd'hui "la cuisine du terroir"...

Nos aieules avaient aussi l'art d'accommoder les restes : rien ne devait se perdre !

 

 

 

 

 

 

 

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