jour de marché

Il est difficile de dire à quelle époque remontent les premiers marchés et/ou les premières foires.

Il semblerait qu'un marché soit mentionné dès 1245...

Cependant, il est fort possible qu'à une période inconnue, ils aient été supprimés, car en 1716, dans son "état de l'éléction de Niort", L.Chebrou n'en mentionne pas, alors qu'il écrit pour Dampierre "il y a marché toutes les semaines et cinq foires l'année" ou encore qu'à Vergné, "il y a quelques foires l'années, pour les bestiaux".

Il y a foire à Villeneuve-la-Comtesse le mardi avant le dimanche des Rameaux.

(Sources : L'Almanach Impérial des Deux-Sèvres (1835) rubrique des foires en Charente Inférieure et  L'Almanach de la Santé par le Docteur Charles Adolphe Ginestet pour 1851). 

En février 1839, il est décidé par le C.M, d'un tarif pour le droit de place, le jour de la foire  (le document ne nous apprend pas avec quelle régularité avaient lieu ces foires) - les bouchers, marchands forains, marchands d'étoffes et marchands à étalages devront payer 25 francs par mètre carré, les cabarets et cafetiers ambulants paieront 2 francs ; pour les bestiaux, il sera demandé 5 centimes par tête pour les bœufs, les vaches et les chevaux et 2 centimes par tête pour le menu bétail : mouton, chèvre et cochon...

 

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En 1890 le C.M de Loulay donnait son accord pour la création de douze marchés à bestiaux à Villeneuve la Comtesse, ces marchés auraient lieu les premiers vendredis de chaque mois...

Les plus anciens Villeneuvois se souviennent de marchés les mardi et vendredi. Les commerçants du village avaient leur banc sous la halle.

Chaque premier vendredi du mois, les commerçants ambulants s'installaient sur la place de l'église, et sur les deux côtés de la chaussée entre la grande rue et la rue Hubert Poussard... Je me souviens de tous ces commerçants qui proposaient moult marchandises, on trouvait presque tout sur les divers étals : chaussures, vêtements, linge de maison, mercerie, literie, fruits et légumes, et autres denrées alimentaires, plants de légumes, graines, ustensiles de cuisine, etc.....

Ces foires attiraient encore une foule de monde à la fin des années 70, elles étaient l'occasion de "retrouvailles" entre gens du canton, et l'on se racontait les derniers potins !

Comme bon nombre d'hommes, mon grand père, (qui venait de Saint-Séverin sur sa mobylette), finissait toujours son "marché en s'arrêtant chez Lucie, qui tenait un petit bistro dans la grande rue...

Puis, petit à petit, les "clients" sont venus moins nombreux, les commerçants se sont fait de plus en plus rares....

 

2e photo : des rues animées, comme pour les jours de foire,  pour la 1ere brocante (vide grenier) de Villeneuve

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